Une Assemblée plénière qui prouve (une fois de plus) que la Région est à l’arrêt !

 

Cette session d’Assemblée plénière, plus que toute autre, a été marquée par le vide sidéral de son ordre du jour. Depuis le début du mandat, le Président de région impose son rythme. Ou plutôt son faux rythme. A peine 4 réunions dans l’année dans une région de 8 millions d’habitants, grande comme un État, dotée de 4 milliards d’euros de budget. Et bien, même avec ce faux rythme, les sessions sont malheureusement vides, sans aucune politique structurante pour notre région, sans vision. Jugez plutôt. En mars, les conseillers régionaux ont voté le nouveau règlement de la commission d’appel d’offres (loin d’être un sujet majeur), le principe du dispositif “territoires d’industries” (qui est un plan du Gouvernement), le renouvellement d’une Charte de PNR (par principe, rien de nouveau), le lancement d’un Bus à Haut Niveau de Service entre Lyon et Trévoux (mais il ne s’agit que d’études!). Où sont les choix politiques pour l’avenir des territoires ? Vous le voyez, ça sonne creux.

Il y avait pourtant un dossier qui aurait pu permettre à notre région de préparer l’avenir et d’être à la hauteur des transitions écologies, sociales et économiques. C’est le vote du Schéma Régional d’Aménagement, de Développement Durable et d’Egalité des Territoires (SRADDET). Mais c’est une occasion manquée. Ce document, qui structure toutes les politiques d’aménagement du territoire pour les dix prochaines années, était un bon outil pour répondre concrètement et localement aux besoins exprimés par les Auvergnats et les Rhônalpins. Laurent Wauquiez a choisi de le vider de toute substance et s’est montré imperméable à toute proposition émanant de l’opposition.

Dans ce contexte, nous avons tout de même fait le choix de nous saisir des opportunités d’agir, dans le cadre du Grand Débat National et du SRADDET. Nous avons fait des propositions utiles et applicables immédiatement: logement abordable pour les plus précaires, les familles et les jeunes actifs, préservation de l’environnement et adaptation au changement climatique.

Face à ces défis, la majorité de droite de la région propose à la place le pire de la politique. Les calculs d’arrières boutiques avant le sort de nos concitoyens. A quelques jours de la publication des listes LREM pour les européennes, les élus Modem membres de la majorité de Laurent Wauquiez ont en effet, pour certains, démissionné de leur poste à l’exécutif de la région quand les autres ont expliqué vouloir prendre leurs distances avec la politique de Laurent Wauquiez. Leur enjeu était de pouvoir figurer en bonne place sur la liste LREM aux européennes. En même temps, Macronistes à Paris et pro-Wauquiez en région !

Les élus du Modem ont toujours voté des deux mains les politiques de Laurent Wauquiez. Mieux, ils étaient en première ligne pour défendre le pire de la droite conservatrice et dure de M. Wauquiez comme la clause Molière défendue à l’époque par le leader du Modem, Patrick Mignola. Ce même Mignola est aujourd’hui président du groupe Modem à l’Assemblée Nationale. La seule alternative, c’est donc nous, la gauche. Le groupe S&D en fait la démonstration avec de nombreuses avancées obtenues dans l’intérêt unique des Auvergnats et des Rhônalpins. Cette Newsletter en rend compte. Bonne lecture !

Les interventions des élus en vidéos