Ce lundi, la nouvelle convention avec la SNCF a enfin été présentée. Ce document stratégique, qui permet d’organiser la première compétence de la région, le service TER, avait été vendu en 2016 aux Auvergnats et aux Rhônalpins comme une véritable rupture. La droite allait tordre le bras de la SNCF pour lui imposer ses vues. On allait voir ce qu’on allait voir. Il a fallu attendre 2 ans pour que ce contrat soit signé. Et c’est quasiment deux ans pour rien !

Pour rappel, l’Exécutif annonçait une ambition d’économies substantielles sur la convention en montrant les dents face à la SNCF. Force est de constater qu’aucune économie ne sera faite avec cette nouvelle convention dont le montant s’élève à 545 millions d’euros. Rhône-Alpes consacrait 430 millions d’euros par an aux TER et Auvergne 105 millions d’euros, soit un montant quasi identique à la convention présentée ce matin.

L’exécutif régional s’enorgueillit d’avoir obtenu que des pénalités systématiques soient infligées à la SNCF en cas de retard ou d’annulation. Rien de nouveau sous le soleil, c’était déjà le cas auparavant. Aujourd’hui, la région espère atteindre le résultat de 40% de retards en moins. Nous jugerons sur pièce, mais cela nécessitera des investissements importants sur les infrastructures ferroviaires, bien au-delà du périmètre financier de la présente convention.

C’est pourquoi, nous nous inquiétons des investissements qui sont annoncés par la presse, en particulier sur le Nœud Ferroviaire Lyonnais (NFL) qui est totalement saturé. La nouvelle convention SNCF proposerait d’y consacrer 161 millions d’euros, quand la précédente majorité avait négocié un investissement total de 421 millions d’euros.

Les avancées sont donc maigres comparées à ce qui avait été obtenu par les majorités précédentes comme par exemple la mise en place du cadencement, l’amélioration de la qualité de service, ou encore la mise en place d’une garantie voyageurs (remboursement automatique et partiel en cas de retards répétés) et le renforcement de l’information des voyageurs.

Jean-François DEBAT,
Président du groupe Socialiste, Démocrate, Ecologiste et Apparentés