L’Exécutif régional a souhaité conforter l’intervention de la Région en faveur de la tranquillité publique et devenir un acteur permanent des politiques de sécurité et de prévention de la délinquance, avec la mise en oeuvre de “Contrats régionaux de sécurité”. Nous avons choisi de nous abstenir sur cette proposition, voici pourquoi :

• 1 : Après des années de stabilité ou de baisse, les actes violents, délits, sont repartis à la hausse au cours des derniers mois, des dernières semaines, depuis le confinement et le déconfinement. La crise économique ajoute des causes aux autres causes, aux autres déterminants habituels de la délinquance. La Région veut devenir un partenaire des politiques locales. Nous sommes donc d’accord sur le principe et sur les mesures proposées par la Région qui font partie de la panoplie des actions menées sur le terrain. Oui, la tranquillité publique est une responsabilité républicaine. C’est une condition du respect de la démocratie.

• 2 : Néanmoins, nous souhaitions que la Région s’engage sur les trois volets des politiques de prévention de la délinquance qui sont indissociables sans quoi elle sont inefficaces : la prévention, la médiation avec une présence publique sur le terrain et la répression. N’agir que sur l’un des volets, c’est être dans l’affichage. Le Président de Région l’a refusé, comme il a balayé d’un revers de main notre proposition portée par Stéphane GEMMANI de prévenir la récidive par la formation professionnelle des détenus.

• 3 : Avec ce refus du dialogue et de la coconstruction, l’objectif de Laurent Wauquiez avec cette délibération sur la sécurité était donc très clair. A l’approche des régionales : cliver, imposer son propre thème de campagne sur la sécurité et faire passer les forces de gauches pour des irresponsables.

• 4 : Il ne voulait qu’un symbole et non pas entrer réellement dans le coeur des politiques. Nous nous sommes donc abstenus.

Intervention de Stéphane GEMMANI