L’orientation est désormais une compétence partagée avec l’État. C’est du moins ce que la loi indique. Nous devrions nous en réjouir. Au lieu de cela, nous ne pouvons qu’être inquiets au regard de la politique qui a été adoptée le 28 mars dernier.

Comme pour la formation professionnelle, la majorité de droite conçoit l’orientation selon une logique libérale d’adéquation entre l’offre et la demande. Or, orienter, ce n’est pas combler des manques ou des chaises vides, c’est accompagner des individus tout au long de leur vie selon leur projet professionnel et leurs aspirations. Réduire cela à une logique comptable, c’est une vision d’un autre temps. Logique libérale également quand la Région se passe des acteurs de l’orientation qui agissent depuis de nombreuses années, sacrifiés sur l’autel des sacro-saintes économies budgétaires.

Alors non, nous ne nous retrouvons pas dans cette nouvelle politique de l’orientation. Pour autant, nous n’avons pas pu nous y opposer, car des financements et des aides sont en jeu. Les personnes les plus éloignées de l’emploi ont déjà trop souffert de la baisse drastique du budget alloué à la formation professionnelle. Au total, Laurent Wauquiez a volontairement supprimé
1 milliard d’euros d’aides !

L’intervention de Philippe Reynaud en Assemblée plénière