Laurent Wauquiez responsable de la Région la plus mal gérée de France

Après l’annulation de la clause dite “Molière” et de l’installation d’une crèche dans le hall du Conseil régional, le Tribunal Administratif de Lyon a annulé il y a quelques semaines le budget 2016 de la Région. Toutes ces décisions de justice plongent la Région dans une insécurité juridique inédite. Et ce n’est pas fini. Deux recours sont encore entre les mains des juges. Nous avons en effet contesté avec l’ensemble des groupes politiques de gauche la validité du budget 2017, les ¾ de nos amendements ayant été écartés par l’Exécutif avant même leur discussion en Assemblée plénière, le tout sans aucune raison valable. Nous avons également contesté une délibération portant sur la formation professionnelle des chômeurs sur lesquels Laurent Wauquiez ne cesse de tapper avec plus de 120 millions d’euros d’économies.
Bref, les nuages s’amoncèlent au-dessus de Laurent Wauquiez. C’est le signe d’une opposition efficace qui ne lâche rien face au mépris du Président de Région envers son opposition et des règles de droit. Nous montrons par la force à Laurent Wauquiez qu’il n’est pas au-dessus des lois et que la démocratie n’est pas une option.

Auvergne-Rhône-Alpes est aujourd’hui la Région la plus mal gérée de France. Laurent Wauquiez en porte la responsabilité. Au cours de cette session nous avons lancé une véritable guerre des chiffres avec l’Exécutif régional qui a fait preuve une nouvelle fois d’exagérations concernant la bonne exécution du budget 2017. Non, Laurent Wauquiez n’investit pas plus que ses prédécesseurs ! Non, la Région ne fait des économies sur son “train de vie”, mais principalement sur le dos des chômeurs! L’analyse des budgets 2016 et 2017 et de leurs exécutions prouvent que notre Région est loin de répondre aux défis qui lui sont posés.

« Nous montrons par la force à Laurent Wauquiez qu’il n’est pas au-dessus des lois et que la démocratie n’est pas une option. »

Entre les ennuis judiciaires et la défense d’un mauvais bilan budgétaire, il ne restait guère de place pour les autres sujets régionaux. Le seul point positif est à mettre au crédit du Vice-président délégué à l’Environnement, Eric Fournier (UDI), qui a présenté contre toute attente une stratégie en faveur de l’environnement et de l’énergie plutôt positive. Mais surtout, il y a une lecture politique à faire avec ce rapport. En effet, avec cette délibération, le Président démontre qu’il est obligé de ménager sa majorité, en particulier les centristes, qui menacent à chaque Assemblée plénière de le quitter.

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