Gérard Collomb s’accroche coûte que coûte au pouvoir. A Lyon et dans la Métropole, une alliance avec la droite dure de Laurent Wauquiez vient, toujours plus, confirmer la dérive politique pathétique de Gerard Collomb mais aussi l’ancrage résolument à droite du parti LREM. Comme les faits le démontrent depuis 3 ans, LREM prouve qu’il n’est au final qu’une des composantes libérales de la droite.

En 1998, Gérard Collomb, alors conseiller régional, s’était opposé à Etienne Blanc lorsque ce dernier nouait des alliances avec le Front National pour faire élire Charles Millon à la présidence de la région Rhône-Alpes. Aujourd’hui, ils sont main dans la main et appellent à un « front républicain » pour faire battre la gauche et les écologistes. Qui peut croire que l’alliance du PS et des écologistes -qui au passage dirigent Lyon ensemble depuis 19 ans- serait un danger pour la République ?

L’alliance de Gerard Collomb et de LREM, avec la droite dure de Laurent Wauquiez, dont le flirt avec les idées du Rassemblement National est démontré chaque jour à la Région Auvergne-Rhône-Alpes, est une dérive complète. Il va de soi que si des membres de l’opposition de gauche à la Région devaient se retrouver sur les listes de cette alliance, ils se mettraient, de facto et d’eux-mêmes, en retrait du premier groupe d’opposition à Laurent Wauquiez.

La gauche et les écologistes sont en passe de remporter Lyon, notre capitale régionale et sa métropole. C’est la seule issue afin de réussir les transitions sociales et environnementales dont notre région est pour l’heure privée en raison des politiques de Laurent Wauquiez au conseil régional. La gauche et les écologistes sont en passe de remporter Grenoble, Clermont-Ferrand, Aurillac, Chambéry, Annecy, les grandes villes de notre région avant, l’an prochain, de faire la démonstration qu’ils constituent la seule force politique capable d’être une alternative à la fois à la droite Wauquiez et à la droite libérale LREM.

Pour qui a éprouvé de l’amitié et du respect au grand maire qu’il fut, la fin de carrière de Gérard Collomb apparaît de plus en plus comme un chemin de croix qui n’en finit pas d’abîmer la politique. De son départ du ministère de l’intérieur à son retour raté à Lyon, Gérard Collomb devrait se résoudre à quitter la scène avec dignité plutôt qu’imposer ce triste spectacle où la tentative désespérée de se maintenir au pouvoir motive tous les reniements.